ROCK AND ROLL LE RYTHME QUI REND FOU RARE 1957 FRENCH LP GEORGES RICHARD
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Description
DISQUE VINYL 33 TOURS T BON ETAT Georges Richard And His Orchestra ?– Rock 'N Roll Label: G.E.M. ?– GEM 81 Format: Vinyl, LP Pays: France Date: Genre: Rock FRENCH 50S RYTHM AND BLUES SHOUTER ROCK AND ROLL Style: Rock & Roll Tracklisting A1 Rock Around The Clock A2 Giddy Up A Ding Dong A3 Rock A Beatin' Boogie A4 Mambo Rock B1 Rockin' Cha Cha B2 Sixteen Tons B3 Teach You To Rock B4 Hound Dog ( CE MORCEAU FIGURE SUR LA COMPILATION BORN BAD ROCK ROCK ROCK ) Notes S.D.R.M. BIEM 431 Chappell Georges Richard : Hound Dog A la tête d’un orchestre qui reprend dès avril 1958 tous les grands standards américain Rock And Roll avec un vocal d’enfer, Georges Richard nous livre cette version très personnelle du succès d’Elvis Presley. Aucun renseignement concernant les membres de cet orchestre ni sur Georges Richard lui-même. Fait rare pour l’époque, ce disque est paru simultanément sur 3 labels français différents (Symphonium, Orion et sur la Guilde Européenne du Microsillon) avec sur certains disques la photo de Georges Richard accompagnée de la mention « Rock and Roll ! Le Rythme Qui rend Fou! ». Etonnant qu’une telle période soit aussi peu documentée. Certes, la genèse du rock and roll en France n’a riende très flamboyant et il faudra attendre l’arrivée tardive début 60 des Johnny, Chaussettes noires et autres Chats sauvages pour que le Rock and roll prennent réellement son essor. Il n’empêche que dès 1956 denombreux orchestres de jazz multiplient les tentatives pour imposer le genre en France. Sous leur houlette, le Rock And Roll français des années 50 s’avèrera alors remarquable à bien des égards : inédit avec ses orchestrations insolites (accordéon, clarinette, saxophone, xylophone ), impressionnant du faitde la qualité de ses arrangements, ou surprenant de part ses interprètes décalés (accent régional, timbre devoix délirant). //////////////////////////// Avec à l’époque une quasi-absence d’imports de disques en provenance des États-Unis, c’est au cours de l’année 1956, par l’entremise du film Graine de Violence de Richard Brooks (Blackboard Jungle), que les adolescents européens découvrent le Rock And Roll. Outre une sulfureuse histoire d’étudiants délinquants juvéniles qui échauffe les Teenagers, ce film dévoile à son générique la chanson Rock Around The Clock par Bill Haley and his Comets, et l’éternel solo de guitare de Dany Cedrone. Première confrontation de la jeunesse française au phénomène Rock And Roll. Premier flash, et succès immédiat… Le Blues et la Country, pourtant à l’origine du Rock And Roll américain, n’auront donc que peu d’incidence sur cette production musicale française des années 50. Car c’est par le Jazz que le Rock And Roll va trouver un écho en France, et d’abord à Paris. Les Rats de Caves de Saint-Germain-des-Près, familiers du Be-Bop et du Boogie, vont plébisciter et s’approprier immédiatement cette nouvelle danse que l’on nomme Rock And Roll. Ainsi, de nombreux orchestres de Jazz à l’affût d’un bon coup ne s’y tromperont pas en multipliant les covers et adaptations de Rock Around The Clock. Les premiers à enregistrer ce titre (en français Toutes les heures qui sonnent) et à se vanter plus tard d’avoir été « les pionniers du Rock en France » seront Albert Raisner et son Trio d’Harmonica, et l’orchestre de Jacques Hélian. Mais la première à chanter un succès Rock And Roll bien avant tout ce beau monde fut sans conteste Line Renaud avec Tweelde Dee de Lavern Baker fin 1955. Ces orchestres d’ambiance, qui s’attaqueront aussi à plusieurs standards de Rock américains, se contenteront pourtant de textes bâclés, d’orchestrations tièdes et sans panache, pour des adaptations souvent grossières, dans l’espoir de faire quelques ventes faciles. À quelques exceptions près telles que les disques de George Richard ou d’Alix Combelle par exemple. On ne s’étonnera pas alors de la réserve des Teenagers de l’époque qui refusent de s’identifier à ces artistes consensuels et opportunistes qui ont l’âge de leurs parents. Mais l’intérêt potentiel de la jeunesse pour ce phénomène va aussi attiser la convoitise de « l’Intelligentsia Musicale Germanopratine». Ainsi, en 1956, alors que le microsillon vient juste de faire son apparition en France grâce à Eddie Barclay, qui l’imposera sur les conseils de Quincy Jones, Henri Salvador grave, sous le nom de Henry Cording and His Originals Rock and Roll Boys, et avec la complicité de Boris Vian (alias Vernon Sinclair) pour les paroles et de Michel Legrand (alias Mig Bike) pour la musique, un premier EP pour brocarder le Rock And Roll. Ce disque, qui inclut Rock And Roll Mops, Dis-Moi Qu’tu M’aimes Rock, Va T’faire Cuire Un Œuf Man et Rock Hoquet sort sur Fontana (filiale de Philips Records), dont Boris Vian est le directeur artistique, tout d’abord en juillet 1956 sous le nom de Henry Cording puis en octobre de la même année accompagné d’un dessin censé représenter Henri Salvador et portant la mention « Henri Salvador alias Henry Cording and His Originals Rock and Roll Boys ». Une troisième édition verra le jour en cette même année 1956 . Le texte de présentation écrit au dos du disque par Boris Vian sous le pseudonyme de Jack K. Netty (clin d’œil à son ami producteur Jacques Canetti qui le fit débuter au Théâtre des 3 Baudets) ne laisse aucune équivoque quant à l’ambition de l’oeuvre qui se veut un canular : « Inventé par O. Rock et Jean ROLL en 1827 à l’issue d’une longue nuit d’orage pendant laquelle onze bouteilles de whisky trouvèrent une mort glorieuse, le “ROCK AND ROLL” ( intraduisible en français correct ) a conquis droit de cité en Amérique depuis longtemps. Comme le chewing- gum, il constitue un exercice excellent pour les mâchoires… » Ce disque sortira aussi en Italie sur le label Philips, avec la même pochette, et sera exploité sous la forme de simples 45T ou 78T dans différents pays sous le nom de « Henry Cording And His Parisian Rockets », sauf aux USA où « MIG » Bike devient « BIG » Mike, car nous sommes alors en pleine guerre froide et « MIG » est le nom d’un avion soviétique Le ton est donné, le Rock en France sera une farce et le succès commercial de ce disque d’Henry Cording suscitera bien des vocations. Jeux de mots foireux en rafale (Peb Rock, Rock Fellair Rock’Aïe, Requins Drôles, etc.), gaudriole et pseudonymes loufoques (pour permettre aux géniteurs de ces chansons de conserver l’anonymat, mais surtout de ne pas subir les foudres des bien-pensants du Jazz) deviendront trop souvent la signature d’un morceau Rock And Roll « Made in France ». Le Rock alternatif des années 80, puis les groupes de Rock festifs qui perdurent depuis, seront d’ailleurs autant d’héritiers de cette tradition Rock And Roll gauloise. Mais la France aura aussi son lot d’artistes géniaux qui vont surnager et défendre un Rock And Roll premier degré, fidèle à l’esprit des pionniers américains. Il en va ainsi des plus connus comme Mac Kac, Moustache, Jack Dieval, Christian Garros, Jean Pierre Sasson, Hubert Rostaing (qui, sous de nombreux pseudonymes, nous livre de vraies compositions), mais aussi, en Belgique, de Ferry « Rock » Barendse, Emile Lambert ou Rockin’ Harry pour ne citer que ces trois-là. Sous leur houlette, le Rock And Roll français ou francophone des années 50 s’avère alors remarquable à bien des égards : inédit avec ses orchestrations insolites ou plus conventionnelles – accordéon (Verstraëte, Vittenet, Lou Logist), clarinette (Rostaing),saxophone (Michel de Villers), guitare (JP Sasson), xylophone (Baselli, Geo Daly) -, impressionnant du fait de la qualité de ses arrangements, ou surprenant de part ses interprètes décalés (accent régional, timbre de voix délirant). La compilation « ROCK ROCK ROCK » exhume quelques pionniers de ce Rock And Roll à la française et livre un témoignage singulier sur l’un des pans les plus ignorés de notre musique populaire. So… Rock’ On !!! c' est l'un des premiers lp de Rock n'roll français datant probablement de 1956 Stylistiquement nus somme à la croisée des chemins entre le Jump rock de Bill Haley et le Jazz de Count Basie. Nous trouvons que des covers particulièrement originales, au niveau structurel les titres commence par une intro instrumentale suivi d'un versé chanté dont le chanteur n'hésite pas à avoir un chant assez sauvage comme sur certains titres de Big Joe Turner suivi de solos de guitare absolument parfait à mi chemin du jazz et du pickin' country, de saxophone hurlant, de contrebasse slappante et de piano jazz avec passages Boogie et se termine par un nouveau passage chanté tout aussi réussi reprenant la mélodie du titre. Les titres sont Rock around the clock chanté par Bill Haley (qui à l'époque fait un tabac auprés des jeunes avec le Ep du film Graine de violence), Rock a beatin' boogie, Mambo rock sont également interprettés par Bill dans la BO film Rock around the clock d'Alan Freed qui est distribué en france à l'époque dans les salles de cinéma sous le nom Les rois du Jazz, Teach you to rock et Giddy up a ding dong sont également présent dans la bo de ce film par leur auteur Freddy Boys et ses Bell boys, nous trouvons aussi Hound dog dans un style Jump (n'ayant rien n'a voir avec la version d'Elvis), Sixteen tons (qui est également un gros succés en France avec le ep de Tennessee Ernie Ford) et Rockin' cha cha qui est le titre qui contient le plus de versets chantés est mon préferré.
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